<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626</id><updated>2012-02-16T06:55:06.315-05:00</updated><category term='aberration'/><category term='annexe'/><category term='le policier qui s&apos;en foutait'/><category term='pensées'/><category term='l&apos;usine silencieuse'/><category term='témoins'/><category term='un subalterne préoccupé'/><category term='expériences'/><category term='bartleby'/><category term='ace'/><title type='text'>L'usine silencieuse</title><subtitle type='html'>En vedette ici: une chronologie douteuse et des taches de café.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>25</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-3277949389733884818</id><published>2012-01-27T10:06:00.001-05:00</published><updated>2012-01-27T10:12:42.584-05:00</updated><title type='text'>Merci</title><content type='html'>-Voulez-vous que je vous l'écrive quelque part, pour nous assurer que vous vous rappeliez la date de notre prochain rendez-vous? &lt;br /&gt;-Oui, s'il vous plaît.&lt;br /&gt;-Parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tendit la main vers une pile de papiers Post-it. En arracha presque un à la pile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Non! Attendez! J'ai encore le papier que vous m'avez donné la semaine dernière. Prenez plutôt celui-la, et sauvons un arbre, dis-je avec un sourire narquois, conscient de mon exagération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, pourquoi ne pas réutiliser ce qui est réutilisable? Un papier de moins à manufacturer, toute l'énergie nécessaire à sa conception pouvant être utile à autre chose. L'effort que je fournis pour tendre le vieux papier au docteur est insignifiant en comparaison. C'est ce que j'appelle l'Efficacité. Ma mère, mise dans une situation semblable, aurait eu la même idée. Peut-être pour une raison différente. Pour le bien de l'environnement (une excellente cause), alors que ma propre motivation sera toujours l'efficacité. (Un concept qui m’obsédera toute ma vie.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces motivations n'ont aucune importance. Les gestes posés restent les mêmes. Le résultat est inchangé: on évite le gaspillage. Ce qui importe vraiment ici, c'est que cette habitude d'économiser la matière (et de ce fait, l'énergie) ne s'est pas prise toute seule. Elle est le résultat d'un long procédé qui se nomme: l'éducation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus tard, alors que mon entretien avec le bon docteur s'achève, il devient évident que j'aurai besoin d'une photocopie de certains documents qui sont en sa possession. Le docteur entre dans une pièce à laquelle je n'ai pas accès. Je l'attends donc, appuyé au cadrage de la porte y menant. Après quelques minutes, en ressort le docteur avec une pile de papiers, une copie des documents dont j'ai besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je les ai fait imprimer recto-verso, m'annonce le docteur, pour sauver quelques arbres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ris un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C'est que voyez-vous madame, je suis un foutu hippie. J'aime ça, le recyclage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semble trouver la remarque comique, mais me répond:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C'est une bien belle valeur, celle du respect de l'environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais pu répondre ''Merci'', mais je savais que je ne pouvais prendre crédit pour ce compliment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C'est ma mère qui m'a mis ça dans la tête, le crédit lui revient, repondis-je plutôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il en est le cas pour plusieurs choses, dans la vie jusqu’à maintenant, l’événement décrit ci-haut n'étant qu'un exemple parmi tant d'autres. En 24 ans, il y  eut tellement d'occasions ou l'on me dit: ''Que voilà de bonnes manières!'' ou: ''Les gens sentent en toi une personne qui a de belles valeurs, une intégrité sans égal. '', qu'il est impossible que je me les rappelle toutes.&lt;br /&gt;De belles valeurs. Des bonnes manières. Choses que je pourrai apprendre aux gens, par l'exemple, toute ma vie. Le nombre de personnes qui seront en contact avec ces valeurs est immense! Combien de personnes rencontre-t-on au cours d'une vie entière? Des milliers, voire même des centaines de milliers! Le potentiel de dissémination de ces concepts est incroyable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je serai éternellement reconnaissant d'avoir été exposé à ces concepts, à ces valeurs. Parce que ces façons de penser, je ne les ai pas acquises moi-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ma mère qui me les à mis en tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dame toute simple, sans véritable éducation. Une dame qui éleva jadis ces enfants de façon peu conventionnelle, dans une relative pauvreté et pratiquement sans aide. Observée par des géants hautains, qui la jugeaient du haut de leurs salaires, de leur éducation ou de leur propre sens des valeurs inflexible et intolérant. Combattant ses propres démon alors même qu'elle dût lutter pour gagner son pain. Et le notre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dame qui sans aucun diplôme, peut tout de même déclarer être plus cultivée, plus au courant, plus grande intellectuellement que bien des docteurs, professionnels ou autres érudits. Une dame qui connaissait l'importance DE S'ÉDUQUER SOI-MÊME. D'apprendre toujours plus, sans direction, sans compensation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une dame qui m'a appris la vertu d'être sa propre personne, puissante de par sa connaissance. Sans argent. Sans professeurs. Faisant fi du jugements des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais pertinemment que je ne serai jamais celui que la société s'attende à ce que je sois. Je sais que je n'aurai jamais de grande carrière. Je ne gagnerai probablement pas de grands prix. Mais tout cela n'a aucune importance. Parce que quoiqu'il m'arrive, je pourrai toujours affirmer que je suis une bonne personne, évitant le plus possible de blesser autrui. Une personne respectueuse de la liberté des autres. Une personne qui ne cessera jamais d'apprendre, qui ne cessera jamais de devenir plus imperméable à la corruption d'un siècle marqué par l'exploitation des faibles et l'avarice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent la société oublie le rôle que jouent les iconoclastes en son sein. Je le lui rappellerai éventuellement. J'ai beaucoup de travail à accomplir. Pas dans un laboratoire, pas dans un stade et sûrement pas dans un immeuble à bureaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la vie de tout les jours, je pourrai à mon tour transmettre l'importance du respect et de la connaissance. C'est ainsi que j'obtiendrai ma ''revanche'' sur la société. En lui apprenant les bonnes manières, une personne à la fois. Je ne peux pas sauver le monde, mais je peux sauver DU monde. Je peux rendre les gens meilleurs. Je peux les aider à devenir libres, maîtres de leur pensées et perméables aux idées nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je réussis à changer une seule personne, je considérerai ma mission accomplie. J'espère y arriver un jour, et quand on me remerciera pour mes services, je pourrai dire:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;''Remerciez ma mère, c'est elle qui m'a mis ces choses dans la tête.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai jamais été croyant, mais je connais une sainte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-3277949389733884818?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/3277949389733884818/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=3277949389733884818&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/3277949389733884818'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/3277949389733884818'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2012/01/merci.html' title='Merci'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-3434472668958434399</id><published>2010-05-18T16:20:00.006-04:00</published><updated>2010-08-18T17:44:55.487-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='annexe'/><title type='text'>Rester couché est parfois la meilleure option disponible</title><content type='html'>La situation peut paraître exagérée, j’en conviens. Il pleut des balles. D’ailleurs, il m’apparaît très probable que vous, qui recevez mon témoignage, aillez l’impression que j'utilise une métaphore à la fois savante et imagée. On se dira qu’il doit pleuvoir avec une puissance suffisante pour que j’apparente l’eau qui tombe aux projectiles mentionnés plus tôt. Eh bien, on se dira des conneries, car je puis affirmer que la poésie et l’art des mots n’ont aucune place au sein de l’averse qui m'occupe en ce moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pleut des balles. Des munitions d’arme à feu, en métal. Quel métal en particulier? Je ne sais pas vraiment avec quoi on fabrique ces trucs. Je crois pouvoir reconnaître du neuf millimètres, pour en avoir utilisé, mais mon expertise en la matière s’arrête là. Expertise qui, de toute façon, ne me serait pas d’une grande utilité. J'ai une de ces cochonneries logée dans le bras, ce qui rend mes manœuvres d’évitement plutôt laborieuses. Et comiques, j’imagine. Quoique je n’aie moi-même pas une envie particulièrement forte de rire. &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J’aurais du rester couché. On utilise souvent cette expression, mais rarement avec une raison aussi valable que la mienne. "J'ai mal à la tête"... bla bla bla. Il va sans dire que moi, au contraire, je me plains avec justesse. Mon plan était parfait, jusqu'à l'arrivée surprise de ce connard. Ce connard qui m'a forcé à fuir dans ce maudit désert. Oui, c’est exact, un désert. Quelconque. Rempli de sable, comme les autres. Voila le théâtre de mon histoire. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je comprends que vous n’ayez pas déjà une image claire de mes alentours et que ceci pourrait vous sembler être une information forte intéressante. Utile à votre compréhension et au décorticage de mes dires. Vous souhaitez aussi, probablement, la voir suivie d’autres informations qui pourraient contribuer à l’objectif de clarté entamé par ma répétition du mot «désert». Et je suis bien sûr le seul qui pourrait répondre à ce souhait. Après tout, c’est ma tronche qui raconte cette blague. Sans explications élaborées, sans séquence descriptive explicite, comment pourriez-vous imaginer mes environs avec exactitude? Vous ne le pourriez pas. C’est pourquoi il faudrait que je vous en dresse un portrait plus approfondi. Dans l'intérêt de ce récit. Le ferai-je? Non. Cela m’emmerderait beaucoup. Je dirai donc simplement que j’ai du m’enfuir dans le désert. Un désert qui restera anonyme. Que cette étendue déprimante est d’une chaleur et d’une sècheresse tout à fait merdiques. Que je la hais, voila. Je la hais un peu plus à chaque goute de sueur acide qui perle de mon front et me brûle les yeux. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon entrée dans ce carré de sable inintéressant s’est effectuée à bord d’un véhicule quelconque, du genre quatre roues, un volant. Du genre vide d’essence aussi, apparemment. Bien que j’aie pu semer mes poursuivants, peu de temps s’est écoulé avant que je sois en rade, contrarié, assoiffé et de très mauvaise humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, il pleut des balles. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ohhhh, je peux presque lire vos pensées. Vous vous dites que finalement je n’ai semé personne, qui que ce «personne» puisse être, qu’on me tire dessus et que le mot «pluie» n’est qu’un amusant choix lexical. Etes-vous mentalement handicapé(e)? Je crois avoir clairement indiqué qu’il tombe littéralement des balles. À la verticale, comme toute précipitation digne de ce nom. Ne me demandez pas comment cela est possible, car je trouve l’idée aussi farfelue que vous. Pleut, pleut pas. Cette averse n'a aucun rythme. Elle tombe à intervalles irréguliers, presque toujours en ligne droite toutefois, une balle touchant toujours le sol près du point d'impact de la précédente.  Toujours près de moi, mais juste assez pour que la première goutte ne m'atteigne pas. Juste assez pour que je voie ou elle tombe et que je puisse tenter d'éviter les suivantes. J’ai le souffle court à force d’essayer d’éviter de me faire hacher menu par la pluie, et je n’ose pas imaginer mon sort quand je serai vraiment épuisé. Cela me paraît inévitable. Je peux au moins me consoler du fait que celui qui m'a envoyé ici à payé pour avoir fait foirer mon plus grand coup. Il à au moins trente livres de métal dans la poitrine. Haha, bien fait!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ahhh! &lt;/b&gt;Il s’en est fallu de peu pour que celle-ci ne rendre inutile mon bras numéro deux. Tellement proche de mon épaule que j’ai entendu le sifflement du projectile facétieux. Je n’y comprends rien. Peut-être suis-je devenu fou. Rien de surprenant à cela vu les choix qui m’ont amené ici. De moindres hommes auraient perdu l’esprit bien auparavant. À condition d’avoir une conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde! Voila qu’un ricochet m'en envoie une directement dans la jambe. Merci beaucoup, averse à la con, je n’avais surtout pas besoin de ce membre. Quelle chance incroyable. Ce n’est pas drôle du tout. Je n’apprécie pas cette plaisanterie débile! Maintenant je dois essayer de rester vivant en n’utilisant qu’une seule jambe. Mon cœur est sur le point d’exploser, à force de danser dans le sable comme un imbécile. Disons que j’ai accompli des choses plus simples que la chorégraphie qui me permet d’échapper à une pluie de balles en plein milieu de dunes torrides, sans eau et avec deux membres mutilés. Du moins, j’en suis presque sur. Il fait trop chaud. La douleur est de moins en moins intense mais ma poitrine est remplie de clous. Je perds beaucoup de sang. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ce gars n'aurait jamais dû débarquer. Mon plan était pourtant parfait.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J’ai trop chaud. La sueur à cessé de s’écouler des pores de ma peau écorchée par le sable. Je ne comprends pas pourquoi cela m'arrive. Au moins, il à payé. Une punition méritée.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne comprends pas cette pl&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-3434472668958434399?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/3434472668958434399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=3434472668958434399&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/3434472668958434399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/3434472668958434399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2010/05/rester-coucher-est-parfois-la-meilleure.html' title='Rester couché est parfois la meilleure option disponible'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-5708398195368259899</id><published>2010-05-18T16:14:00.002-04:00</published><updated>2010-08-18T18:40:16.585-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='annexe'/><title type='text'>L'usine silencieuse (Bienvenue!)</title><content type='html'>&lt;div&gt;Un pas en suivant un autre, vous entrez dans l'immense espace.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'air est lourd. Son épaisseur semblable à du caramel, irrespirable.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous sentez le métal de vos chaînes, la puanteur de billets de banque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'air est léger, c'est de l'eau fraîche.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous sentez vos couvertures.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous sentez les rayons d'un soleil qui ne brille que pour vous.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un pas après l'autre, vous avez l'impression d'avancer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Seule ne laissant aucun doute la pesanteur de vos bottes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'air se raréfie. Il ne vous reste plus, pour respirer, que du temps.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il ne vous reste plus qu'a respirer des airs passés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une vieille berceuse est votre oxygène.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un pas à la suite de l'autre. Indépendants de votre volonté.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Leur mouvement immuable, la pesanteur accrue.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le plafond est bas, la claustrophobie vous assaille.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous avancez au sein d'un cercueil.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il vous tient au chaud.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le plafond disparaît. Vous êtes libre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Stationnaire dans un berceau plus gros que le vide.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le vent souffle. Glacial.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un pas... et puis un autre. Vos semelles se détachent, leurs talons fondent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vos poings crispés sont plus lourds encore.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Autour, d'imposantes machines oeuvrent, menaçantes.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ni pourquoi ni comment, mais avec persévérance.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Elles ne font aucun bruit.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et vos pas non plus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Autour, les machines. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Espacées par une distance incalculable.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous tombez à genoux.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Debout.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il reste des pas à faire. Bien d'autres encore, à ne pas faire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Votre sang est bouillant. Il fait fondre vos chaînes en coulant le long de vos bras.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Debout.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vos cris sont inaudibles. Vos poings faits de verre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il n'y a personne à combattre ici. Aucune révolte qui ne soit déjà en branle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un pas, c'est un début. Respirez l'odeur des cadavres.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous êtes aveugle, c'est votre seul repère.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un pas, et puis deux. Vous êtes en route. Le métal incandescent des maillons brisés est moins lourd.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vos pieds nus sont faciles à déplacer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quelque part, au milieu de l'usine silencieuse, il n'y aura plus de pas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il n'y aura plus de poids.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ou peut-être pas.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-5708398195368259899?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/5708398195368259899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=5708398195368259899&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5708398195368259899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5708398195368259899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2010/05/lusine-silencieuse.html' title='L&apos;usine silencieuse (Bienvenue!)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-766654848791995966</id><published>2010-05-18T16:09:00.002-04:00</published><updated>2010-05-18T16:11:33.949-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='annexe'/><title type='text'>BIÈRE! (avec une pendaison en bonus)</title><content type='html'>&lt;div&gt;Il y a de ces journées ou un homme ne souhaite qu'une chose. Ou ses désirs passés, ses désirs futurs et ses obligations ne veulent plus rien dire. Pour servir de tels moments d'allégresse, meublés du sentiment d'avoir accompli son devoir, l'homme inventa la Bière. Ou est-ce la Bière qui inventa l'homme? Question pertinente vu la magnificence divine du breuvage mais cela nous mettrait hors du contexte que j'espère donner aux présentes lignes. Donnez-moi une seconde...une bonne gorgée me rappellera ce fameux contexte.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;AH!&lt;/i&gt; Rien au monde ne saurait me satisfaire plus, en cet instant, que la bouteille d'alcool bon marché que je dépose sur l'accoudoir. Rien. J'ai méritée cette bouteille. Je l'ai méritée en versant mon sang, ma sueur, toute la journée pour un bureaucrate insignifiant...n'est-ce pas? Tout a fait! Cette bouteille n'est pas remplie de bière. Pas vraiment car la est la beauté du liquide merveilleux. Elle est remplie de ma persévérance, de mon ardeur, de ma valeur! Cette bouteille est remplie de moi. Elle EST moi! Je suis la Bière!... permettez-moi de m'en assurer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;AH!&lt;/i&gt; Chaque gorgée est meilleure que la dernière. Un cadeau de moi à moi pour souligner l'admiration que je me porte. Avec raison, dois-je l'ajouter? Ma gorge brûle, mon foie se lamentera mais mon âme est en paix. Mon karma est en équilibre parfait. Je suis un homme bien, bien, bien...Ce qui me fait penser...J'avais l'intention d'écrire en rapport avec sce mot, il me semble. Équilibre...équilibre...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;MON DIEU!&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Désolé. Il m'apparait que l'accoudoir d'une chaise berçante n'était pas un trône adéquat pour mon elixir. Mais cela est peu important, j'ai sauvé tout ce qui s'était répandu sur le sol. À genoux! Tel que doivent se prosterner les enfants de la Bière! Et puis il ne me reste pas assez du merveilleux nectar pour que je le gaspille. Oh! Cosmos! Je te remercie d'avoir guidé mes pas vers cet endroit ou les asiatiques la vendent. Je suis un homme comblé. Il y a de ces journées ou je n'ai besoin de rien d'autre, l'avais-je dit? Bref, il me semble qu'est venu le temps d'ajouter ne serait-ce qu'une poignée de mots pertinents à cet écrit....Voyons, voyons...Plus tard. Il me reste encore à boire...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Hi, hi, hi...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Ha, ha...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;HAHAHAHAHA!&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pensée fugitive de l'état de mon porte feuille. Vide, bien sur. Cela ne m'émeut guère, bizarrement. Je ne suis pourtant qu'a peine imbibé. Il est parfois bon de ne pas s'en faire. Allez, j'ai besoin d'en ouvrir une autre. Viens ici, toi...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;MON DIEU!&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Merde! J'ai perdu quelques gouttes de celle-là. Mais j'ai bu ce qu'il en restait d'un seul trait, pour compenser! MAGIE!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;HAHA!&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'aime bien la Bière. Je crois qu'elle m'aime bien aussi. Plus que l'autre, cette ingrate. J'aurais aimé qu'elle m'écoute. J'aurais aimé...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Aïe&lt;/i&gt;. Ça fait du bien. Je ne donnerais pas cher de ma peau sans cette potion salvatrice. He, he, lisez comme j'emplois de grands mots. Je ne peut qu'être en possession de tous mes moyens. C'est dommage, le contraire aurait pu constituer une  bonne défense...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Ouf&lt;/i&gt;! Mon foie punira ces excès. N'aie-je pas déjà affirmé la même chose? J'apprécie cette ironie dans mes propos. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'aurais dû aller travailler ce matin. ELLE aurait dû aller travailler ce matin. Mon vocabulaire impressionnant n'aura rien empêché.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Aïe, aïe, aïe.&lt;/i&gt; Quel gâchis. Je parle de moi bien sur...par d'elle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le hoquet m'assaille, pardonnez-moi. Amusant comme j'ai l'impression de vous avoir, lecteur, tout près de moi alors que je ponds ce récit. Tout à fait approprié, aussi. Sans témoin, ma sortie ne saurait être réussie. Peut-être aurais-je dû me calmer. Peut-être aurais-je dû rester sobre. Alors...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Peu importe. Ma caisse est vide et je suis ennuyé. Dieu merci, la Bière était bonne. Mais, abrégeons, je m'endors.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vous la retrouverez sûrement bientôt. C'est moi qui l'aie poussée. Elle n’a pas souffert je pense.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voila.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quant à moi, je ne crois pas aller bien loin.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;HAHAHAHA!&lt;/i&gt; Quel puissant mot d'esprit...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bon, je crois que c'est assez serré.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-766654848791995966?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/766654848791995966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=766654848791995966&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/766654848791995966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/766654848791995966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2010/05/biere-avec-une-pendaison-en-bonus.html' title='BIÈRE! (avec une pendaison en bonus)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-751846958840225692</id><published>2010-05-18T15:46:00.004-04:00</published><updated>2010-05-18T15:59:40.854-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='expériences'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aberration'/><title type='text'>Je ne suis pas un homme violent (Aberration 1.0)</title><content type='html'>&lt;div&gt;Depuis mon lever ce matin... les gens qui croisent ma route meurent. Physiquement, j’ai moi-même connu de meilleurs jours, ma tête étant d’une lourdeur insupportable, comme accablée du poids de toutes les gueules de bois que j’aie expérimentées jusqu'à présent. Je peine à la transporter, et il semble qu’elle ne veuille pas me suivre, de toute façon. De plus, je me sens étrangement poisseux. Sale, comme si j’avais passé la journée à nager dans un marécage. Un marécage particulièrement atroce. Particulièrement puant, et plus que certainement rempli d’une eau rougeâtre. Bref, je suis couvert de sang. Un peu du mien, beaucoup du leur. Je parle ici de mes victimes...  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Mes victimes.    &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ces mots me rendent mal à l’aise, à vrai dire. Ils me paraissent un tantinet trop dramatiques. Trop proches de mes agissements, si peu caractéristiques de ma personne. Je ne suis pas un homme violent... déclaration, j’en conviens, rendue ridicule par ma tenue teintée de restes humains. Il m’apparaît, alors que je fouille ma mémoire embrumée, que jamais je n’aurais fait mal à une mouche, avant aujourd’hui. Avant la piqûre.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;La piqûre?&lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tiens donc. Ce nouveau souvenir, j’en ai l’intime conviction, me lie aux meurtres que j’ai commis en cette journée qui, ma foi, est fort agréable. Chaude, mais pas humide. Ensoleillée. Paisible. Ne devrai-je pas être... troublé, à présent? Mon pouls, à tout le moins, aurait dû trahir une quelconque accélération.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Rien&lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mentalement, je me sens aussi calme que la température. Un bloc de béton s’est substitué à mon cerveau, et une douleur intense irradie mon corps mais je me sens plus serein que trois camions remplis de moines tibétains. Trois gros camions.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Comme ceux qui viennent d’arriver.&lt;/i&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Perdu dans mon évaluation introspective, je n’avais pas remarqué les camions. Les camions qui se vidaient. De leurs passagers, armés jusqu’aux dents. Jusqu’aux plombages sur leurs dents, dis-je. Moins sereins que moi à en juger par leur empressement à pointer leurs fusils sur ma personne. L’un d’eux crie au travers un porte-voix. Je saisis quelques mots au vol...   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Mains... sol... des imbécillités de ce genre.&lt;/i&gt;    &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Leurs ordres ne me disent rien. De toute façon, on les appelle des « amalgames dentaires ». Vraiment. Les plombages ne contiennent plus de plomb. On dit que c’est mauvais pour la santé... tout comme moi, vraisemblablement, mon étrange quiétude cédant rapidement la place à quelque chose de beaucoup moins pacifique. Les gens qui m’entourent nuisent à mon équilibre. Ils perturbent mon karma.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ris. Un son métallique accompagne mon hilarité. Ce doit être le son des armes qui sont parées par ces hommes, autour.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Peu importe. Cette expérience me sera très utile. &lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Indubitablement. Voilà un bien gros mot, un mot qui vaut certainement une centaine de dollars, mais dans le contexte actuel, il me semble approprié. Oui, car cette expérience lui sera très utile. À lui.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;L'Eurynome.  &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ma tête ne pèse plus rien. Mon corps encore moins. Mon karma est en pièce, mon aura souffre de la présence de ces imbéciles qui crient...   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Rage. &lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C’est elle qui m’envahit, prenant son quart de travail, reléguant au deuxième plan tout ce que j’ai pu ressentir en ce jour. Les moines ont quitté leur méditation, sauté des camions pour aller semer le grabuge dans un temple, armés de pelles, de peinture aérosol... Je ris de plus belle. Je ne me sens plus sale. Le sang qui me perturbait m’habille maintenant mieux que le plus sobre des complets. Mieux que la plus luxueuse cape des rois du passé. Le sang est mon habit de travail.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Ma couverture. Ma médaille. &lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je m’élance, accompagné dans cet élan funèbre par les bruits des projectiles, vils, m’étant destinés, trop lents. Je comble la distance me séparant des insignifiants hommes de paix à une vitesse impossible, illogique. Aussi illogique que la paix qu'ils espèrent acheter par leurs armes. Je suis invulnérable et ils sont ridicules.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Donc je crève les yeux du premier.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je me casse un ongle. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je casse les côtes du deuxième. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je me casse une cheville.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je fends le troisième en deux.  &lt;/i&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et je me casse un bras.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une couche de plus à mon habit. Une couche de plus, qui séchera par dessus la première, et solidifiera mon armure. Je ne suis pas un homme violent, mais cette douche de sang est agréable. Elle endort la douleur.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je ne me suis pas réveillé chez moi, ce matin. &lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un souvenir de plus qui surgit a un moment fort étrange, je dois dire, sa pertinence noyée dans le déluge d’une rage aveugle, de ma soif de carnage.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Quatre, cinq, six...   &lt;/i&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J’ai été distrait. Le septième avait des nerfs d’acier, et tirait comme un champion. Assez pour me sectionner un bras.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je déchiquette le septième, car il me reste mes dents.  &lt;/i&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et j’en perds quelques-unes. Les os humains sont d’une dureté surprenante. J’aurai du mal à digérer ceux que j’ai avalés.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je défonce le crâne du huitième. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Et puis je recommence, car il a la tête solide.    &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et je ne crois plus que je sois reconnaissable. Ce qui ne m’importe pas vraiment. J’en ai tué huit, de ces perturbateurs agaçants. Le sang qui gicle des mes multiples blessures me fait ressembler à une passoire et mon nouveau teint blanchâtre doit être fort séduisant. Il me tarde de me regarder dans une glace. Mon esprit se remplit d’encouragements, une voix résonne. J’ai peine à en déterminer la provenance. Comme une berceuse à l’inverse, chantée au réveil plutôt qu’au coucher.   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Tu est une aberration, une erreur, une anomalie. Tel que je t'ai fait.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je crois que le neuvième sera le dernier. Il y a des limites à ce que je peux faire, cloué au sol, tous mes membres en pièces. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je roule vers le neuvième, lui fracasse les tibias. &lt;/i&gt;   &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et c’est la dernière chose que je fais. Quelque part un homme jubile,  sa soif assouvie au travers moi, son expérimentation un succès.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je n’ai jamais été un homme violent.&lt;/i&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-751846958840225692?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/751846958840225692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=751846958840225692&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/751846958840225692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/751846958840225692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2010/05/je-ne-suis-pas-un-homme-violent.html' title='Je ne suis pas un homme violent (Aberration 1.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-2710125099784026620</id><published>2010-03-21T14:34:00.002-04:00</published><updated>2010-05-18T16:11:47.531-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='annexe'/><title type='text'>Fruit de la passion, orange et goyave (Le chasseur de trésors)</title><content type='html'>Ma quête est achevée. Parmis tout les trophées que j'ai empilés au cours des décennies, c'est celui-ci qui est le plus précieux, le plus inestimable. Graçe à lui je deviens un être supérieur. Non sans l'avoir mérité, définitivement pas! J'ai dû en baver.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;Ohhhhh, que oui. En baver des litres et des litres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;Persévérance!&lt;/span&gt; Malgré les sceptiques, malgré les mises en garde. L'unique contrainte que j'aie imposéé à mon coeur, un mantra m'ayant protégé contre les éléments, la faim, la maladie et la hargne des hommes jalousant mon futur glorieux. Aucune bataille n'a pu m'arrêter! J'ai ri, faisant face encore et encore à l'abattement qui clouait dans la boue les familles des entuyautés. J'ai ignoré les suppliques, donné le coup de grâce aux blessés qui auraient pu me ralentir.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;Triomphe!&lt;/span&gt; Mon butin est immense. Les textes anciens pour lesquels ma vie n'aurait pas été un prix trop cher à payer sont détruits maintenant. Mon corps également. L'odyssée fantastique s'est révélée au delà de leur capacité, contrairement à celle de mon esprit... plus fort que jamais! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;Sacrifice!&lt;/span&gt; J'ai laissé derrière moi mes possessions matérielles, mes amitiés. Toutes les expériences qui ont fait de moi ce que je suis. Lâcher toujours plus de lest, plus de poids pour acheter des pas de plus. Pour avancer encore un peu...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'était beau, quand je l'ai enfin eu devant moi. C'était beau. Pas éblouissant, pas merveilleux, non. Une conclusion parfaite à mon voyage. Seulement Beau. Approprié. J'ai traqué sa position des lustres durant, troquant des informations contre les vieilles babioles que je ramassais en sillonant les plaines. J'ai servi en tant que mercenaire pour des maîtres de guerre...je ne connaissais ni leur nom, ni même leurs motivations. Tué contre des indications vagues et embrouillées par l'âge. Brûlé des villages en échange d'une boussole neuve. Volé en trahissant ceux qui m'avaient offert leur hospitalité...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;Beau. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Il était entouré de décombres et des murs d'un bâtiment écorché par la guerre. Au sol, unique lumière éclairant un endroit terrifiant et glauque. Les ombres autour semblaient par comparaison plus noires encore. Semblaient presque envieuses. Venimeuses. Au départ, mes jambes refusèrent de se diriger vers le centre du capharnaüm, intimidées par les ombres inquisitrices.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;Est-tu venu l'emmener? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Certainement, c'était mon but et je le leur confirmai à voix haute. Du coton des pieds aux hanches, qu'a cela ne tienne! Je ne pouvais plus reculer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;La lumière! &lt;/span&gt;L'Objet resplendissait toujours davantage, son éclat un appel. Mêlé aux questionnements des ombres, je l'entendais à peine. Je réussis à faire un pas vers lui et la puissance sonore de l'appel s'en trouva augmenté. Mon prix tenait manifestement à ce que je parte avec lui. J'avançai de plus belle, mes jambes raffermies par ses encouragements.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;Emmène-nous! Laisse-le ici!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Foutues ombres têtues. Si intimidantes pourtant! Je m'arrêtai un moment, doutant à nouveau. Peut-être attendaient-elles que je m'approche suffisamment de l'Objet pour m'arracher la tête? Je les sentais assez sournoises pour le faire, si je les ignorait.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;Une odeur familière...&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;l'odeur de la mort. Il me fallut arriver à quelques pas de mon objectif pour que j'aperçoive les cadavres. Ils formaient un cercle au centre de la pièce, comme s'il avaient été placés consciemment de cette manière. Préservés par je-ne-sais trop quelle force ténébreuse, les corps gisaient sur le dos, les yeux exorbités et leurs membres absents. Moi qui croyait courrir le risque de perdre la tête...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mon sort serait bien pire et je finirais comme mes prédécesseurs. Écartelé par les ombres.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;Si tu étais comme les autres, peut-être. Mais tu est différent,&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;bien entendu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Bien entendu. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'était différent et il le pensait, lui. L'Objet. Pourquoi? Je ne le saurai jamais, mais son jugement était pour moi infaillible après toutes les péripéties qui avaient mené à sa rencontre. Je maudis les ombres et avançai. Pouvais-je agir autrement? C'aurait été cracher au visage de tous ceux que j'avais tués. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;Mais viens donc me ramasser! Tu mérite une récompense!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic" class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;Des mots tellement doux. &lt;/span&gt;Partout on me traîtait de menteur, de fou, de psychopathe. On me traîtait d'opportuniste et de meutrier. Enfin, &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold" class="Apple-style-span"&gt;enfin,&lt;/span&gt; la reconnaissance. Car je méritais une récompense, évidemment. Je fis donc un dernier pas. Je m'agenouillai et empoignai l'objet. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;LE P.O.G POISON ÉTAIT À MOI!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-2710125099784026620?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/2710125099784026620/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=2710125099784026620&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/2710125099784026620'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/2710125099784026620'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/11/test.html' title='Fruit de la passion, orange et goyave (Le chasseur de trésors)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-964854716714850483</id><published>2009-10-26T19:44:00.013-04:00</published><updated>2010-06-30T02:58:51.991-04:00</updated><title type='text'>(Les) Promenades, un premier acte</title><content type='html'>Je venais souvent flâner ici. Jamais rien dans les poches, jamais rien de mieux à faire. Je marchais, en regardant les gens. En les étudiant. Aucune affection pour eux, cependant, ne me poussait à les dévisager, jour après jour. C'était la haine qui guidait me yeux et me faisait scruter leurs faciès débiles. La condescendance qui me faisait les insulter, intérieurement. L'ennui, aussi. Haïr permet de se changer les idées. Personne ne m'attendait nulle part, ni chez moi, ni ailleurs. De plus, je ne possédais pas le talent qui permettait à mes semblables de se divertir, cette imagination vivante et bizarre qui leur soufflait: «Tu aimerais bien bricoler.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tu aimerais bien écrire. Ou lire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tu aimerais te battre. Et boire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non. La seule chose, à cette époque, qu'il m'ait importé d'accomplir était de marcher. Une grande marche taillée en plusieurs actes par les habituels contretemps que sont le sommeil et la nécessité de manger, bien entendu. Quoique «accomplir» soit un bien grand mot, je l'admet, vu la futilité d'une telle entreprise. Même en la pratiquant mieux qui quiconque. C'était le cas. Personne ne pouvait marcher plus longtemps que moi. Une fois que mon esprit se concentrait sur les visages de mes pairs, je pouvais avancer presque indéfiniment. Des jours durant je me privais de nourriture, je m'interdisais le repos autant qu'humainement possible. Puis au delà. J'accumulais les pas tout en haïssant chaque être humain croisant ma route. J'enviais leur naïveté. Cette confiance aveugle en la vie qui resplendissait dans leur yeux. L'illusion imbécile d'être en sécurité tant que leurs cellulaires leur rappelleraient qu'ils étaient en vie. Une symbiose dégoûtante et salutaire pour une masse de ratés.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Il n'y a pas de téléphones, la ou vous allez.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;J'ai marché, chaque jour, pendant un peu plus de...cinq? Dix ans? Les évènements propres à une vie humaine se succédaient...signes imperceptibles d'une vie se déroulant...se déroulant... Je ne le remarquais pas. Jusqu'à ce qu'il arrive. L'Eurynome. Personne ne l'a vu s'approcher. Il voyageait, invisible, occupant un espace intouchable et ainsi caché il put sournoisement encercler les environs...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;Je peux te sentir, Eurynome. Ton odeur est subtile mais bel et bien présente. Ne vois-tu pas que je marche pour toi depuis des années? Que sans le savoir, tout ces pas je les ai faits pour te les éviter? J'attendrai. Fais-moi disparaître le dernier et je te donnerai en échange mon âme. Une servitude éternelle, plus durable que le temps lui-même. Une alliance survivant au minutes, aux heures! À&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;&lt;i&gt; la décrépitude propre au organismes vivants! Je serai ta colère, Eurynome. Et quoique tu n'en manque pas, je serai plus que tout ta RAGE. La substance immatérielle qui te permettra de briser les barrières entre le monde du visible et celui de l'inconnu...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Oui. Je peux le voir maintenant. Étant le dernier vivant, je peux le voir. Dehors, recouvrant de son être les fenêtres, les portes...il entoure le bâtiment, sa masse immatérielle occupant tout l'espace dehors, au-delà de ma rage primitive...il me fait sembler insignifiant. Soit. Je préfère son insignifiance à celle de mes pairs. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;J'ai assez marché. Eurynome! Je te sais avide de personnalités pouvant complémenter la tienne. Ensembles, nous pourrons aller beaucoup plus loin...&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-964854716714850483?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/964854716714850483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=964854716714850483&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/964854716714850483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/964854716714850483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/je-venais-souvent-flaner-ici.html' title='(Les) Promenades, un premier acte'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-6093253660800076972</id><published>2009-10-20T20:37:00.006-04:00</published><updated>2010-05-17T01:20:40.808-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le policier qui s&apos;en foutait'/><title type='text'>Lampadaire de piètre qualité (Le policier qui s'en foutait)</title><content type='html'>Son mascara coulait, la faisant ressembler à...&lt;div&gt;...en premier lieu il vit une pieuvre. Sa première pensée éveillée fut: «Mon dieu! L'enfer est habité par des pieuvres? Jamais je n'aurais imaginé...merde! Je suis mort.»&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il va sans dire que s'il avait vraiment trépassé, il n'aurait pu penser à sa propre mort, ni a une pieuvre, aussi démoniaque en apparence soit-elle. Telle fut sa deuxième pensée. Puis les choses redevinrent banales. Sa femme pleurait, dans toute sa féminité non-pieuvresque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;«Chéri! Je te pensais mort. Mon dieu, mercimercimerci. Tu vas bien? Je suis tellement heureuse, mon dieu merci. Merci mon dieu. Merci.»&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Malgré sa capacité de raisonnement temporairement amoindrie, effet secondaire logique d'un violent accident de voiture, il comprit l'essentiel des remerciements qui pleuvaient au dessus de lui. En vie, donc.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;«Génial. Je sens que le fait d'être ici va devenir une raison acceptable pour ne pas retourner au poste.»&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-6093253660800076972?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/6093253660800076972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=6093253660800076972&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/6093253660800076972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/6093253660800076972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/lampadaire-de-pietre-qualite.html' title='Lampadaire de piètre qualité (Le policier qui s&apos;en foutait)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-1434941890571868679</id><published>2009-10-15T17:25:00.006-04:00</published><updated>2011-06-23T22:51:07.161-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ace'/><title type='text'>Entre par une oreille, sort par l'autre. (Ace)</title><content type='html'>«J'apprécie vraiment ce que vous essayez de faire pour moi, monsieur. Vraiment. Mais j'ai tué personne.&lt;div&gt;-Les preuves qu'ont nos adversaires sont beaucoup trop fortes pour que vous puissiez être considéré innocent. Même advenant que je mette au point la défense la plus incroyable du siècle dernier, vous serez condamné. Comprenez-vous au moins ce que j'essaie de vous expliquer?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Ouais.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Alors plaidez coupable. Avec un peu de chance vous ne serez pas incarcéré dans une prison où vous mourrez avant de pouvoir négocier une sortie prématurée. C'est le mieux que je puisse faire étant donnée votre culpabilité qui ne fait aucun doute.» L'avocat se passa une main au travers des cheveux. Ils étaient parfaits et auraient pu se passer de cet ajustement superficiel, mais pendant une fraction de seconde, il pût oublier le minable individu dont il devait assurer la défense.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;«Je suis pas coupable, je vous dis! Pourquoi je devrais aller en prison, si je suis pas coupable, hein? Moi je crois que c'est vous qui comprenez rien, monsieur le juge.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Avocat.» Il soupira. &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;L'imbécile ira en prison. Ils choisiront la pire, vu la violence du meurtre qu'il a commis. Je n'ai pas besoin de cette tache sur mon dossier.  &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;«Vous étiez couvert de sang.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Logique puisqu'a côté de moi, il y avait un cadavre. Je suis pas un fantôme, le sang me passe pas au travers.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Pour que le sang jaillisse d'un homme, il faut...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;-Je vous dis que c'était Ace! Écoutez-vous quand on vous parle?!»&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-1434941890571868679?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/1434941890571868679/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=1434941890571868679&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/1434941890571868679'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/1434941890571868679'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/entre-par-une-oreille-sort-par-lautre.html' title='Entre par une oreille, sort par l&apos;autre. (Ace)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-1638357339510658221</id><published>2009-10-12T17:01:00.011-04:00</published><updated>2010-05-17T01:34:54.423-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='un subalterne préoccupé'/><title type='text'>Ciel (Un subalterne préoccupé)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style=" ;font-family:'Georgia';"&gt;&lt;div style="border-top-width: 0px; border-right-width: 0px; border-bottom-width: 0px; border-left-width: 0px; border-style: initial; border-color: initial; margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; padding-top: 3px; padding-right: 3px; padding-bottom: 3px; padding-left: 3px; width: auto; font: normal normal normal 100%/normal Georgia, serif; text-align: left; "&gt;&lt;p align="CENTER" style="text-align: left; margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je regardai le ciel, entre deux tuyaux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Teinté de rouge par la folie du monde m'entourant, il me semblait m'appeler et me rejeter à la fois. Gagné par son incertitude contagieuse, mon index se raidit encore un peu plus sur la détente. Le contact de l'arme contre ma tempe était froid et mes mains, moites. Le rouge du ciel et la froideur du métal seraient mes deux seuls témoins. Les deux seuls témoins de ma fin.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;L'hésitation me tuait déjà de toute façon, mais un certain doute subsistait quant à la justesse de la décision que je prendrais. Allai-je vraiment me laisser aller à une telle faiblesse et succomber à l'appel d'une échappatoire aussi lâche? Aurai-je, dans le cas contraire, le courage de mettre un terme à ce dilemme? Courage et lâcheté, voilà un contraste que je pouvais maintenant me permettre d'observer dans toute sa complexité. Mon index se détendit d'un cran, alors que je me laissai aller à cette comparaison des plus réconfortantes, pourtant aussi, des plus angoissantes. Une goutte de sueur me perla dans l'œil. Je la chassai d'un geste maladroit, d'une main tremblotante. Puis, j'entendis au loin le tonnerre assourdi d'un coup de feu. Je vis, dans un état proche du rêve, les corps que j’avais vu tomber… J'en tombai moi-même à genoux, ma poigne se raffermissant sur l’arme qui devenait de plus en plus pesante. La chaleur d'une cartouche contre le froid du canon. Un marché honnête, sans attrapes. Je regardai l'éther une dernière fois, plongeant mon regard dans son infinie rougeur. Je contemplai la tuyauterie qui plafonnait la petite colline ou mes jambes flageolantes avaient flanché.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je n'avais pas choisi de choir en ce lieu, sous ce ciel hostile. Je n'avais pas choisi de me traîner jusqu’ici. Je n'avais pas choisi de vivre et la possession de ma vie ne m’intéressait plus. Je pouvais choisir, par contre, une dernière chose. Ainsi, l'ordre fut lancé. De mon cerveau partit l'impulsion fatidique qui mettrait fin à toute l'incertitude, à toute mon impuissance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je me demandai, curieux, si finalement je ressentirais le froid de la balle ou la chaleur son impact avec ma tempe. Puis, le temps, comme il aime souvent le faire dans les pires moments, sembla s'étirer, s'étirer... si bien que je trouvai matière à m'impatienter. Un court sursis à ma délivrance, un agaçant contretemps qui...  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;J'entendis un bruit nouveau. Un bruit inconnu, agressant, tel le bourdonnement d'un insecte trop téméraire, prenant d’assaut mes oreilles. Ensuite le bruit devint plus fort. Ce n’était plus un insecte, mais le crissement de pneus sur l’asphalte. Son agression augmenta de plusieurs degrés. En temps normal, j’y aurais réagi en me couvrant les oreilles. Mais le temps me manquait pour cela. Rapidement, le bruit se métamorphosa de nouveau, devenant encore plus assourdissant et étrangement, plus humain. Cette fois, il me fallut creuser plus loin pour en trouver l’équivalent. Ce bruit me remplissait de hargne, me mettait hors de moi sans que je ne sache pour quelle raison. Je creusai de plus belle, augmentant sa clarté. Puis il fit ressortir tout ce qu'il me restait d'émotion. D’un seul coup. Car je finis par en trouver la provenance. Ainsi que la signification.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le ciel se foutait de moi.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je l'entendais, plein de sa débordante arrogance, se tordre de rire. Monsieur s'amusait de mon tourment. Se réjouissant de mon destin nouvellement scellé. Il pouffait, cet affreux croque-mort. Pouffait sans plus pouvoir s'arrêter, nourri à même mon désespoir. Je le maudis en pensée, encore et encore, une rage violente réveillée en moi une ultime fois par le morbide rire du firmament. Il rit de plus belle, empruntant un millier de voix différentes, et je sus qu'il était le porte-voix de tous les malheureux du monde. De tous ceux qui avaient fait le mauvais choix, comme moi. Il s’en servait pour me le faire regretter à l’avance. La cacophonie résultante inonda ma tête, Mon esprit se satura de l'horrible symphonie de milliers de personnes se lamentant à l’intérieur de ma conscience, me faisant vivre leurs propres maux, leur propre douleur. Et surtout, leur dernier souvenir, commun à tous, d'un ciel méprisant, d'un rire nourri de leur affliction. Pouvais-je ignorer cet affront? Pouvais-je cautionner ce parasitisme révoltant? Soudainement, je ne voulais que le mettre en défaut, supprimer la valeur de son rire. Le débat sur ma vie reprit de plus belle, son paradoxe nourri de ces nouveaux éléments. Dans les limbes de mes derniers instants, les raisons ayant guidé ma main vers mon trépas devenaient floues, futiles, ridicules. J'avais par mon geste tracé une frontière, et à la fois percé une brèche. Un trou béant donnant sur mon propre destin.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Le choix.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Ce qui ne m'appartenait pas plus tôt, que je poursuivais depuis si longtemps, qui m’était interdit, je l'avais retrouvé par ma mise à mort. Tel avait été mon choix.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Celui de mourir en pressant la détente. Une cartouche allait me redonner ce dont je me languissais tant.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je paniquai, la rage faisant place à un sentiment de frayeur qui changea mon sang en acide brûlant, insupportable. Je pus sentir cette peur couler au travers mon corps, calcinant mes membres de l’intérieur. Tout ceci était absurde! Toutes ces voix, le crescendo de toutes ces souffrances qui m'étaient confiées, toute la hargne de ce rire ignoble... Se pût-il que je ne puisse plus leur rendre une quelconque signification? Se pût-il que je sois obligé d'abdiquer face à l'hilarité morbide d'un ciel couleur de sang? Mon doigt avait déjà mis trop de pression sur la gâchette, et j’assouvirais sa jubilation nécrophage. Très bientôt. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Je criai, surpris d’en avoir encore le loisir. Il arrive souvent que le temps semble s’écouler plus lentement. Quelquefois, il le fait vraiment, comme s’il nous donnait une pause. La mienne touchait à sa fin, et dans un instant, un ressort allait se déployer. J’aurais un trou dans la tempe, même si je refusais de laisser le ciel gagner, même si je refusais d’abandonner les gens qui par leur trépas m’avaient crié la stupidité de mon geste, et m’avaient fait réaliser sa gravité. Je refusais maintenant la mort et joint ma voix à la chorale funèbre.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Va te faire foutre, ciel ! &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;i&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Va te faire foutre !&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0.18cm; margin-bottom: 0.18cm; line-height: 100%; "&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;La fenêtre se refermait. Il était trop tard.   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-1638357339510658221?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/1638357339510658221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=1638357339510658221&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/1638357339510658221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/1638357339510658221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/ciel.html' title='Ciel (Un subalterne préoccupé)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-8807918486328154602</id><published>2009-10-12T11:36:00.007-04:00</published><updated>2010-05-17T01:18:07.099-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pensées'/><title type='text'>Mauvais endroit, mauvais moment. (Bartleby 9.0)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Sang. Du SANG! J'en ai besoin, j'en veux, j'en meurs! Mon énergie, je peux la puiser à même les plus insignifiants organismes. Leurs constituants me font familiers, je vois de quoi ils sont faits. Je sais! Et mon corps sait. Il les sent déjà en lui. Chaque os, chaque organe, chaque cellule! Chaque atome. Assimilés, distribués en moi. Energisé, renforcé. Ça marche, ça fonctionne et ça me vient tout naturellement. Ils sont maîtres ici, les insectes. Mouches, moustiques...j'ai soif. Très soif. Je les absorbe et les incorpore. Les attraper tous, les aspirer. Sang. Charogne. Je sens ces choses. Plus gros. J'ai besoin de plus gros, de plus remplissant.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Vous, madame, serez parfaite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-8807918486328154602?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/8807918486328154602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=8807918486328154602&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/8807918486328154602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/8807918486328154602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/mauvais-endroit-mauvais-moment.html' title='Mauvais endroit, mauvais moment. (Bartleby 9.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-2563042332234661367</id><published>2009-10-09T00:11:00.014-04:00</published><updated>2010-05-17T01:17:16.208-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='témoins'/><title type='text'>Où on se compare, et on se console. Des moustiques, aussi. (Bartleby 8.0)</title><content type='html'>Relaxer. Respirer autre chose que l'air putride de ses quartiers, voilà tout ce qu'elle désirait. Un choix facile lui avait été offert: d'une part elle pouvait demeurer cloitrée au milieu de ses murs, pourissants et gondolés par l'eau s'accumulant derrière et de l'autre elle pouvait s'aventurer dans les «grands espaces sauvages» que représentaient les quelques mètres carrés du «parc» mitoyen. L'air n'y était qu'un brin moins pollué et infecte mais voir le ciel lui faisait grand bien. Quelques personnes échappaient comme elle à la claustrophobie de leurs tombeaux urbains quoique aucun visage familier ne se trouve parmi eux. «Ça pourrait être pire,» pensait-elle. En effet. Certains n'avaient pas le privilège d'admirer le ciel au dehors, et ceux, rares, qui erraient entre deux rangées de tuyaux ne voyaient qu'un voile rouge écoeurant. Infectieux. «Mieux vaut être ici, malgré la puanteur.» Elle savait apprécier les petites choses. Tout en marchant sur la pelouse jaunâtre et infestée de vermine, se traînant les pieds, elle réfléchissait. Comme à beaucoup d'autres occasions par le passé, ses pensées l'amenaient au-delà des murs de son ghetto, la ou les vrais malchanceux, les vrais esclaves écoulaient leurs jours misérables sous un manteau de conduits. La vie dans les villes ne faisait pas d'épanouis, pas d'heureux. Moisissure, entassement, contrôle... Un paradis pourtant, comparé à la torture perpétuelle des gens recouverts. Bien entendu, elle-même ne pouvait accéder à leur sarcophage, étroitement surveillée et encouragée à me pas s'y risquer par les sbires des dirgeants. Mais les rumeurs...les rumeurs! Une guerre constante ayant pour enjeu autant les maigres ressources des territoires plafonnées que le contrôle de parcelles de tuyauterie. La maladie, la faim et le désespoir. La stagnation. La futilité. Les urbains chuchotaient tous les mêmes horreurs. Oui, ça pourrait être bien pire. «Apprécie ton minuscule parc grouillant de vers et de rats.» Avec cette pensée comme conclusion, elle estima son aventure réussie, prête pour un peu plus de tourments paraissant à présent bien insignifiants. Sa main écrasa instinctivement un moustique sur sa joue. &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça pourrait être bien pire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-2563042332234661367?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/2563042332234661367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=2563042332234661367&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/2563042332234661367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/2563042332234661367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/ou-on-se-compare-et-on-se-console-des.html' title='Où on se compare, et on se console. Des moustiques, aussi. (Bartleby 8.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-591031407623121424</id><published>2009-10-03T13:40:00.008-04:00</published><updated>2010-05-18T16:04:21.739-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pensées'/><title type='text'>Pause détente (Bartleby 8.0)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;J'ai besoin d'énergie. Me laissant aller à mes expérimentations, j'ai épuisé mes réserves. Je dois apprendre à focuser mon attention sur les tâches les plus élémentaires. Mon intellect est d'une puissance bien au-delà du niveau dont j'ai besoin, il ne me suffit que d'apprendre à prioritiser correctement. Cela ne me posera aucun problème, plus tard. Dans l'immédiat, il me faut consommer.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Consommer rapidement et efficacement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-591031407623121424?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/591031407623121424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=591031407623121424&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/591031407623121424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/591031407623121424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/pause-detente.html' title='Pause détente (Bartleby 8.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-8739957868460603521</id><published>2009-10-01T18:18:00.010-04:00</published><updated>2010-05-17T00:58:28.973-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ace'/><title type='text'>Radical! Ace, l'homme qui a des clous rouillés à la place du sang. (Ace).</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Ace est LE plus intense. Ace à des nerfs d'acier. Il n'a peur de rien. Ace mange des clés anglaises pour déjeuner. &lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;C'est pas vrai, Ace? Bien sur que c'est vrai.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Voilà qu'il y a du sang partout. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Quel bordel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt; Je n'ai pas vraiment eu le choix. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;C'est...dégoutant, vraiment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt; Mais pas assez pour que je m'évanouisse comme une lavette, non! Bien sur que non. Ace ne s'évanouirait pas, lui. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Quoique... je ne me sente pas particulièrement bien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Mais je pense à quoi, la? &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Naaaah.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt; Je me sens TRÈS bien. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Il faut que je fasse disparaître le corps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt; Ace! T'est où, Ace? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Ace va faire disparaître le cadavre aussi facilement qu'il se rase le matin avec un couteau de chasse. Ace est comme ça, la mort est une vieille compagne pour lui.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Pas léger, une fois mort. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Merde, j'entends des sirènes maintenant. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Ace! Aide-moi, fais disparaître le corps.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;«Non.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-Quoi? Ace, arrête tes conneries s'il te plait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-Non. Je ne ferai pas disparaître le cadavre.»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Ace à un sens de l'humour particulier. Subtil, parfois très sombre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;«Ace, allez. Prends-lui les pieds.»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Il est fort, aussi. Plus fort qu'un ours! Il casse des briques dans son sommeil, sans même s'en rendre compte! C'est génial.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;«Ouvrez cette porte, ou nous devrons l'enfoncer!»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Voilà la police. Merde, merde, MERDE. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Je voulais pas le tuer. Je l'ai pas tué, en fait. Ace l'a fait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Son sang est plus froid que de la glace. Il devrait m'aider puisque toute cette histoire est son problème. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;J'y arriverai pas seul.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;«Tu fous quoi, Ace? Allez, aide-moi à balancer le foutu corps par la fenêtre. On nettoiera ton bordel après.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-Non.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-Les blagues, plus tard. On est dans la merde, Ace.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-TU est dans la merde.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-Hein? Comment? Ace...»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Oh, oh! J'entends la porte du rez-de-chaussée casser. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Je suis couvert de sang, je ne peux pas être vu! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Et ce crétin, la, qui reste planté par terre, mort! Fallait pas nous provoquer, moi et Ace!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Tu est mort maintenant, et moi pas. Ça t'apprendra.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;«Ace! Combats les policiers! Allez, descends leur casser la gueule, c'est rien pour toi!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-Pas cette fois, mec. Tu joues seul et je me casse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;-Ace! Où tu vas?»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Je le crois pas, il s'enfuit! En plus, il à laissé tomber son super chapeau, celui qui lui donne tellement de classe. Mais il reviendra. Ace ne laisse pas tomber ses potes, jamais. Il doit avoir une bonne raison de partir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;«A terre, à terre!»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Je crois que je vais faire un tour en prison. C'est pas grave. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Aïe! On se calme!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;Je leur dirai que c'est sa faute à lui. Ace va comprendre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 153, 153);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-8739957868460603521?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/8739957868460603521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=8739957868460603521&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/8739957868460603521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/8739957868460603521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/10/radical-ace-lhomme-qui-des-clous.html' title='Radical! Ace, l&apos;homme qui a des clous rouillés à la place du sang. (Ace).'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-7132619235521774196</id><published>2009-09-24T16:22:00.013-04:00</published><updated>2010-05-18T16:04:11.648-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pensées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='l&apos;usine silencieuse'/><title type='text'>Commandant Bartleby (Bartleby 7.0)</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je me réveille enfin! Accompagné dans ma renaissance par une douce mélodie, celle du silence. Régnant en maître sur ma personne, seul capitaine et matelot, seul chef d'orchestre. Très étrange, la capacité de réguler soi-même les activités d'un corps et d'un esprit en entier. C'est un peu comme de se rendre compte que l'on respire. Pendant quelques secondes, ladite réalisation nous rend responsable du mécanisme et puis, aussi soudainement et sans que l'on s'en aperçoive cette fois, le subconscient reprend son travail. En coulisses, subtilement. Mais plus maintenant. Chacune de mes respirations est consciente, chacune des cellules de mon organisme obéit à des instructions calculées. J'étais au bord de l'épuisement il y a quelques minutes, et je le suis toujours, mais mes yeux de tentent plus de se fermer contre ma volonté. Ils ne le feront plus, tant et aussi longtemps que je ne le désirerai pas. Je pourrais mourir de fatigue, m'écrouler sans vie sur le sol avant de fermer les yeux! Cela pourrait m'arriver, si je ne suis pas prudent. Le nombre de processus à gérer est étourdissant. Un autre que moi aurait trépassé ne serait-ce qu'en se retrouvant égaré dans sa propre fabrique mentale. Je dois mettre un peu d'ordre dans la mienne à présent. Catégoriser, répertorier et isoler les comportements importants. Identifier et éliminer ceux qui gaspillent mon énergie. Penser est difficile avec le désordre qui habite mes nouveaux quartiers, mais une fois que j'aurai tout mis en place je pourrai continuer ma longue marche vers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...peu importe ce qui se trouve à l'endroit où je vais, infiniment loin. Je suis le seul qui puisse s'y rendre.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-7132619235521774196?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/7132619235521774196/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=7132619235521774196&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/7132619235521774196'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/7132619235521774196'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/09/commandant-bartleby.html' title='Commandant Bartleby (Bartleby 7.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-4480647327462060134</id><published>2009-09-10T14:12:00.023-04:00</published><updated>2011-06-23T22:27:29.406-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='témoins'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le policier qui s&apos;en foutait'/><title type='text'>Où des imbéciles entravent la justice (Le policier qui s'en foutait)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Un instant! Non, arrêtez-vous une seconde. Stop!» Ces interrogatoires devenaient lassants, mais plus il les conduisait, plus les informations qu'il en retirait devenaient farfelues. Plus elles se corroboraient mutuellement. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Soit cette&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt; folie est contagieuse, soit il s'agit du canular le mieux monté et le plus stupide  dont j'aie été la victime en trente années de service policier. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Il ne savait plus trop comment gérer la situation, tant elle le prenait par surprise. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Vous avez dit quelque chose à propos d'un homme. Un homme qui semblait essayer d'attraper des mouches. C'est bien les termes que vous avez utilisés, n'est-ce pas? Un homme qui essayait d'attraper des mouches?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Oui, je...c'est exact. Il balayait l'air de ses mains, apparemment en état d'ébriété. C'est important?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Non, non ça ne l'est pas. Continuez je vous prie.» Une description pareille en tout points ressortait au cours de tous ses entretiens. Un homme qui chassait les mouches.  Chaque fois il disparaissait après avoir commis un acte d'une violence si effroyable qu'il laissait ses témoins presque catatoniques. Sortir ces hurluberlus de leur mutisme demandait autant d'énergie que les si fatiguants interrogatoires. Et ils se multipliaient rapidement. La présence de l'homme de loi avait été requise bien plus longtemps que son horraire ne le prévoyait, une horde de gens supposément psychotiques envahissant son poste pour se déclarer témoins d'évènements imaginaires. «Bien sur que j'en suis certain! On n'oublie pas de sitôt un spectacle comme celui-la!» Encore et encore. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;C'est horrible. Il croit peut-être vraiment à ce qu'il dit. Les autres aussi. Comment savoir s'ils sont fous? Comment savoir s'il ne sont que des farceurs imbéciles? Leur jeu est convainquant, mais...je suis mort de fatigue. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Je comprends tout à fait, monsieur. Je ne tente pas de discréditer votre parole, mais comprenez-moi à votre tour. Mon travail est de m'assurer que ce rapport soit bien rempli, et je dois considérer toutes les possibilités.» &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Au diable ces crétins. Je commence à voir double. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Dormir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Maintenant, veuillez m'excuser quelques instants.» Il se leva, et prit soin de ne pas tituber devant son détraqué attitré. Les murs ondulaient autour de lui et il entendait son coeur battre à l'intérieur de sa tête. «Je vous revient tout de suite.» C'était un mensonge. Aussitôt qu'il fut sorti de la pièce, il convainquit un collègue de prendre sa relève, citant avec justesse les trois jours qu'il venait de passer au poste. Il y a une limite aux aneries qu'un homme peut avaler, et si canular il y avait, ce n'était plus son problème. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Sommeil.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Sur le chemin qui le menait chez lui, il s'endormit au volant et mourut en  percutant un lampadaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-4480647327462060134?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/4480647327462060134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=4480647327462060134&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/4480647327462060134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/4480647327462060134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/09/ou-des-imbeciles-entravent-la-justice.html' title='Où des imbéciles entravent la justice (Le policier qui s&apos;en foutait)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-7500605618176470310</id><published>2009-09-03T15:55:00.010-04:00</published><updated>2011-06-23T22:25:11.180-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bartleby'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='l&apos;usine silencieuse'/><title type='text'>C'est moi! (Bartleby 6.0)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;L'air est lourd de poussière, de rouille. Presque irrespirable. Il va sans dire que personne ne devait marcher au sein des murs de cette manufacture jusqu'a présent imperturbable. Peu importe. Je sais que ma présence ici n'est qu'illusoire. Un outil pour arriver à mes fins. J'entend mes comparses imposés crier: «Dehors! Intrus! DEHORS!» Ils peuvent crier autant qu'ils le veulent, rien ne me force à les écouter. «Je déciderai de qui est un intrus et qui ne l'est pas, dans mon propre foutu corps!» Mes pas résonnent alors que je me déplace, cherchant l'endroit ou je devrai commencer les modifications. Leur echo est parfait. Quelque part au milieu des rangées d'automates se trouve le noyau que je convoite. Le centre de mon psyché, caché derrière plusieurs couches de protection, autant mentales que physiques. Je dois l'assimiler en entier. Je vais l'assimiler en entier. Fondre avec toutes les facettes de mon être, en détruisant mes co-locataires indésirable. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Ton(&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;notre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;) coeur bat trop vite. Laisse moi(&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;nous&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;) régler ça. Une sieste peut-être? C'est possible...» Elles me parlent toutes à l'unison, leurs voix amplifiées par la haute et gigantesque voute qui recouvre ma machinerie intérieure. Tentant. Je dois sans cesse me rappeler que je suis en somme le tentateur, ainsi que le tenté. Ma voix se joint à la leur sans que je ne la commande. Dormir! Plus jamais. Je n'aurai plus besoin de m'embarasser en roupillant comme un vulgaire nourrisson, sans subconscient pour m'obliger à le faire. Je pourrai aller chercher l'énergie dont j'ai besoin ailleurs...quand les intrus ne seront plus filtrés que par moi. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;« Ferme les yeux, ferme les yeux, ferme les yeux...»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Non! Suis-je en train d'essayer de me faire perdre connaissance? Quelle éhonterie!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Allonge nous!»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Non! C'est une mutinerie!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«ÉTEINS NOUS!» Je ne peux m'empêcher de noter que les voix ne m'incluent plus dans leurs ordres. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Non!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Tu ne peux pas nous réduire au silence! Tu n'as pas les aptitudes nécéssaires à la gestion de notre être. Personne ne peut diriger seul l'ensemble de ses facultés. Tu as besoin de subalternes...tu as besoin d'une âme. Tu voudrais même tuer ton âme? Réfléchis, c'est insensé!»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;D'accord, j'y réfléchis. C'est fait. Je n'ai besoin ni «d'âme» ni d'inconscient, comme les autres, ces insectes. Je suis l'Eurynome. Me comparer à mes pairs stupides et emprisonnés est risible. Non pas que cela, de toute manière, ne soit utile à ce stade-ci de mes rénovations. Droit devant moi, le Noyau gît au sol, dissmulé entre deux titans de métal muets. Je me le réprésente ressemblant à un baladeur, comiquement énorme, tout en angles. Grise, anodine. Le rapprochement entre les voix diffusées dans l'usine et la boîte à musique est logique. Elle crie: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Noirnoirnoirnoirnoirnoiréteintéteintéteint!» La cacophonie résultant du désespoir de mes otages fait pitié à entendre. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Dehorsdehorsdehorsdehorsdehors!»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Presque terminée cette ridicule symphonie. Le radiocassette me semble anormalement léger alors que je le tiens au dessus de ma tête. Un aller simple vers le sol me redonnera ma liberté. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Sois raisonnable...nous t'en prions. Nous ne voulons que ton bien...»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Le bruit du plastique qui se fend résonne sous le ciel de fer de mon usine...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;...Une berceuse inversée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-7500605618176470310?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/7500605618176470310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=7500605618176470310&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/7500605618176470310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/7500605618176470310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/09/cest-moi.html' title='C&apos;est moi! (Bartleby 6.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-1035027011866029152</id><published>2009-08-31T21:10:00.023-04:00</published><updated>2010-05-16T19:52:28.972-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pensées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='l&apos;usine silencieuse'/><title type='text'>Coucou! (Bartleby 5.0)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style="  white-space: pre-wrap; font-family:-webkit-monospace;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;Cet endroit est formidable. Longtemps, j'ai cherché la voie qui pourrait mener un être humain à outrepasser l'autorité des différentes individualités qui cohabitent dans son organisme. Longuement j'ai toléré ces parasites en moi. Ils avaient leur utilité, après tout. Ils régulaient ma respiration, réagissaient  aux stimulis les plus insignifiants à ma place, ainsi qu'aux plus dangereux. S'occupaient silencieusement de mon métabolisme, défendaient mon système... Je n'entretiens aucune haine à leur égard, mais l'énergie potentielle gaspillée par ceux-ci m'est primordiale. Il est grand temps que je gagne mon indépendance, que je tue le pilote. Afin de continuer ma route vers cet horizon qui m'effraie, le contrôle de mon propre corps doit être mien, complètement.  Le mur qui délimite le domaine de mes voisins psychiques ne tombera pas de sitôt. Pourtant, une brèche est possible. Je viens tout juste de la percer! Habilement, en manipulant mes pensées, en méditant. En utilisant diverses substances de mon cru... Le "comment" est aussi peu important que complexe. Il y a maintenant un passage, un trou perçant la barrière mentale invisible, me laissant entrer au sein des zones barricadées de mon cerveau. Intérieurement, je ressemble à une usine! Une usine fabriquant je-ne-sais-quoi. Probablement rien. Des rangées en apparence infinies de machines se dressent tout autour. C'est du moins de cette façon que mon cerveau se présente à moi, pour que je puisse le manipuler, insidieusement. Contre son gré, évidemment. Tromper mon inconscient est aussi étrange que le silence qui pèse dans la fabrique est oppressant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-1035027011866029152?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/1035027011866029152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=1035027011866029152&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/1035027011866029152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/1035027011866029152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/coucou.html' title='Coucou! (Bartleby 5.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-6230679096227055385</id><published>2009-08-20T21:02:00.035-04:00</published><updated>2011-06-23T21:58:26.492-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='témoins'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='un subalterne préoccupé'/><title type='text'>Où l'on effectue des mouvements de personnel (Un subalterne préoccupé)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Eurynome Bartleby? C'est un nom, ça?» L'inquisiteur était visiblement confus. «Je n'ai jamais lu d'aussi incohérentes notes. Et la quantité...mises ensembles elle auraient la grosseur d'un dictionnaire. Bien sur, je ne les ai que survolées mais il m'apparait clair qu'elle sont l'oeuvre d'un homme qui à perdu toute raison. Je le savais eccentrique, voir même atteint d'un léger autisme mais...&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-...son état est bien pire en réalité, » répondit l'interrogé, fixant sa plaque qui ne brillait plus autant que dans sa jeunesse. Son nom y était presque effacé. Converser avec ses employés l'ennuyait, surtout celui-là, plus alerte et moins introverti que les autres. &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Note mentale: le transférer vers un projet moins chaud.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Est-ce là l'entièreté de son "oeuvre"?» L'employé nuisible pointait du doigt la pile de papier qu'il tenait. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Non. Les documents que vous avez là ne forment que son premier "tome". J'en ai retiré six de son bureau, reliés grossièrement à l'aide d'agrafes. L'écriture n'est pas aussi intelligible dans ceux-la. Mais le thème est le même, d'après ce que j'ai pu en déchiffrer: Je vois des choses que personne ne voit...Je suis au abords d'un gouffre sans fond...des aneries égocentriques dignes d'un adolescent. Et des choses bien pires, bien plus violentes. Tout est signé du même pseudonyme.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Eurynome Bartleby. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Votre suffisance me répugne, pensait l'employé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Celui-là exactement, quoique «signé» soit un grand mot. Il en a plutôt barbouillé ses textes. Évidemment, ce n'est pas son vrai nom. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Quel est son problème exactement? Schizophrène, maniaque?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Impossible de la savoir maintenant et c'est mieux ainsi. Nous pourrons beaucoup mieux performer en tant qu'entreprise sans cet énergumène dans les pieds, qui marmonne sans cesse des stupidités que seul lui comprend. Je l'ai mis à la porte il y a quelques heures, en lui souhaitant qu'il guérisse.» Ces souhaits empathiques lui avaient fait du bien, d'ailleurs, même s'il ne s'agissait que de mensonges pour se donner bonne conscience. En y repensant, il ne pouvait que se dire : &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;J'aurais pu le jeter à la rue accompagné de cris et d'injures, mais j'ai été le meilleur homme de nous deux. Mature, compréhensif. Un meneur se doit d'agir dans l'intérêt de ses subordonnés. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Il se sentait vertueux, ses actions légitimes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Vous avez certainement bien agi,» répondit son inférieur en pensant autrement. Il était certes évident qu'un homme aussi perturbé que «Bartleby» n'avait pas sa place au sein d'une entreprise, mais de la à le jeter dehors, sans aucune aide ou support... &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Rien d'étonnant venant de l'administration actuelle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Il ressentait une certaine pitié pour le pauvre homme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Ceci étant dit, je crois que je ferais mieux d'aller vider ses quartiers pour que l'on puisse au plus vite le remplacer. Malgré ses eccentricités, son apport scientifique nous à été très utile par le passé. Son absence se fera remarquer dans nos quotas, pour un temps.» Le subalterne ne révait que de quitter la compagnie de l'exécrable directeur. Sans attendre une réponse de sa part, il s'en fût. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Une phrase résonna dans ses pensées alors qu'il s'éloignait:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Vous n'êtes pas aussi borné que nos collègues, mon cher. On m'éloignera d'ici, mais le travail qu'il me reste à accomplir se fera dans ma tête. Quand j'aurai fini mes réparations, je veillerai à ce que vous gardiez un peu de votre personnalité.» &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Quoi?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-6230679096227055385?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/6230679096227055385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=6230679096227055385&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/6230679096227055385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/6230679096227055385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/eurynome-bartleby-cest-un-nom-ca.html' title='Où l&apos;on effectue des mouvements de personnel (Un subalterne préoccupé)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-4935713688928959226</id><published>2009-08-18T23:42:00.006-04:00</published><updated>2010-05-16T19:26:08.335-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='témoins'/><title type='text'>Où on est bien caché (Le pro du cache-cache)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Elle me trouvera jamais! Le pro du cache-cache c'est moi, ohhh que ouais. Même que je devrais sortir de ma cachette et me rendre. Sinon je vais passer la nuit ici...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Hum? Qu'est-ce qu'il fait, ce monsieur? Il essaie d'attraper des mouches?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-4935713688928959226?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/4935713688928959226/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=4935713688928959226&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/4935713688928959226'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/4935713688928959226'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/ou-on-est-bien-cache.html' title='Où on est bien caché (Le pro du cache-cache)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-5751012173915612301</id><published>2009-08-18T22:30:00.006-04:00</published><updated>2010-05-16T19:24:03.366-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pensées'/><title type='text'>Comme autant de briques (Bartleby 4.0)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;C'est incroyable! Comment ai-je pu être aussi aveugle? Tout autour de moi prend une forme nouvelle! Les arbres, l'asphalte...l'air que je respire! Je vois tout ce qui constitue la matière. Pareilles aux briques qui donnent leur forme aux bâtiments, les particules infimes qui créent en s'agençant le monde m'aparaissent énormes. Encore une fois, la parole est incapable d'expliquer ce phénomène extraordinaire. Il semble que mes réflexions aient porté fruit. J'ai ouvert une porte au sein de mon esprit, une porte s'ouvrant sur tant de capacités gaspillées...Je n'y comprends encore rien, tellement cela s'impose à moi de façon naturelle. Personne d'autre ne pourrait aspirer à une vision pareille de choses, j'en suis assuré. Il me faut creuser plus loin. Comprendre ce qui m'arrive. La frayeur qui accompagne l'inconnu dans lequel je suis plongé est insoutenable, mais il y à cette conscience nouvelle en moi qui me pousse, qui m'enhardit et me réconforte. Elle me chante une berceuse si douce, si envoutante. Au travers de mes nouveaux yeux, les rouages de l'existance son aussi visibles qu'a portée de main. Et la voix qui me dit:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Touche. Désunis. Reconstruis.»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Elle me dit de continuer à scruter les assemblages maladroits du monde physique. Pour comprendre l'algorithme qui fait qu'ils se tiennent. Et peut-être le contrôler.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-5751012173915612301?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/5751012173915612301/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=5751012173915612301&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5751012173915612301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5751012173915612301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/le-bapteme-du-sang.html' title='Comme autant de briques (Bartleby 4.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-5187438141040244517</id><published>2009-08-18T14:18:00.021-04:00</published><updated>2010-05-16T19:52:18.524-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='témoins'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='le policier qui s&apos;en foutait'/><title type='text'>Où on a peut-être vu Bartleby (Le policier qui s'en foutait.)</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Son regard était absent. Sa démarche semblable à celle d'un ivrogne. Il marmonnait en gesticulant, comme s'il essayait d'attraper quelque chose. J'ai d'abord cru que c'était un sans-abri un peu fou.» La femme parlait lentement, visiblement sous le choc. Le policier qui l'interrogeait lui tendit une tasse de café. Quand elle la prit, ses idées semblèrent se clarifier, au moins un peu.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;La couleur de ses yeux s'éclaircit d'un ton et elle recommença à parler, plus rapidement.&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Au bout d'un moment, il est tombé à genoux. Il grognait, se tordait. Quelque chose lui faisait du mal, mais quoi? Il ne pouvait pas s'être blessé en remuant parce que rien ne se trouvait près de lui. Pas d'arbre, pas d'autre personne. Rien. Il devait être malade, je ne sais pas...» La chaleur du breuvage lui faisait du bien et la cafféine lui redonnait graduellement son applomb. Voyant cela le policier décida de l'aiguiller dans une autre direction, celle qui l'intéressait. Il pensait, obligatoirement hypocrite: E&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;lle elle complètement folle. Je ne veux que sortir d'ici et l'envoyer en parler avec un psychiatre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;« ...et c'est alors qu'il s'est jeté sur cette autre dame, exact? Celle qui à disparu? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Oui. Tout en continuant à grogner, il s'est redressé, et à regardé autour de lui. Il cherchait un truc. Et puis il l'a aperçue. Mon dieu, je suis tellement heureuse qu'il ne m'aie pas vue d'abord. Je...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Nous avons tout notre temps, madame. » lui dit l'intérogateur, d'une voix qui se voulait rassurante. Il sentait que que les murs se rapprochaient, tout en essayant de rester subtils. Comme pour écouter son récit.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Elle se tenait à quelques...cent mètres je dirais. Loin du sentier, au fond du parc. Il s'est mis à courir -je n'ai jamais vu quelqu'un courir à cette vitesse- en beuglant des mots que je ne pouvais pas comprendre. Il l'a chargée comme un animal, monsieur. Comme un chien enragé. Je suis restée plantée la, sans trop savoir ce qui se passait. Elle ne l'a jamais vu venir et il l'a plaquée au sol, puis...» C'en était trop. La femme fondit en larmes. Malgré cela, elle se remit a raconter son histoire, courageusement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«...puis il lui à martelé la tête avec ses poings, vicieusement. Encore et encore. Elle n'a pas pu crier. C'est à ce moment que je suis partie chercher de l'aide. Comprenez-moi, je n'aurais rien pu faire contre cet homme. Il était possédé. Je ne pouvais rien faire. Je...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Je comprends. Vous avez fait ce que vous croyez le mieux. Personne ne vous accuse de quoi que ce soit. Souhaitez-vous que je vous laisse seule un instant?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Non. Ça va aller, merci.» &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Aucun doute possible maintenant, s&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;e dit le policier.&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt; Les foutus murs se rapprochent, ils ondulent. Ma vision est totalement foutue. J'ai besoin de sommeil, d'une douche et d'un bon verre de rhum. Cette femme déraille totalement, et ça devient contagieux. Finissons-en.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Les agents de police qui ont inspecté le parc rapportent n'avoir trouvé aucun cadavre dans ce parc. De même, il n'ont trouvé aucune trace de l'homme dont vous me décrivez les actions. Avez-vous consommé des narcotiques dans les heures qui on précédé votre témoignage?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;-Bien sur que non! Vous me prenez pour quoi, une droguée? J'ai passé l'âge, &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;monsieur!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt; Vous saurez que...» Il l'interrompit, peu enclin à lui accorder le loisir de se défendre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Seriez-vous prête à passer au détecteur de mensonges? Si il s'avérait que vous soyez en train de perdre mon temps, je pourrais vous poursuivre.» La dame avait cessé de pleurnicher, son angoisse remplacée par une rage excessive. Insultée au delà de tout contrôle.  Le policier n'y portait plus attention, son esprit ayant déjà quitté la pièce. Elle serait relâchée dans quelques instant, et cette histoire ne serait plus qu'un mauvais souvenir, éphémère.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Mais, mais...je l'ai VU!»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Cause toujours. Rien à foutre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-5187438141040244517?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/5187438141040244517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=5187438141040244517&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5187438141040244517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5187438141040244517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/ou-on-peut-etre-vu-bartleby.html' title='Où on a peut-être vu Bartleby (Le policier qui s&apos;en foutait.)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-4420556430368428941</id><published>2009-08-18T13:45:00.010-04:00</published><updated>2010-05-16T18:52:52.158-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pensées'/><title type='text'>Bribes de souvenirs (Bartleby 3.0)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;J'ai peine à me souvenir...Ma mémoire est envahie par un brouillard épais, presque solide. D'une certaine manière, je crois que l'on essaie de m'en séparer. Pour préparer la suite, peut-être.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;«Pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient.» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Ma mère me disait cela, il me semble. Je ne peux plus distinguer son visage. Même sa voix ne me revient pas. C'est dommage, mais ce doit être un sacrifice nécessaire. Il viendra un moment où je ne me souviendrai plus de ce mot. Où cela ne &lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;m'&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:Verdana, Arial, Geneva, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;émouvra plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;"Mère". &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Le concept finira pas m'échapper, et je ne le remarquerai pas. Bien des choses s'effaceront de cette façon. Suis-je vraiment prêt à tout laisser derrière? Une partie de moi s'accroche toujours à ce que j'ai été. Sera-t-elle assimilée par cette nouvelle volonté qui m'habite? De telles pensées m'effraient un peu. Je me sens devenir autre chose...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Non, c'est faux. Je reste moi-même. Je ne fais que gagner en complexité, en tatonnant dans l'obsurité. Il me reste beaucoup de chemin à faire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;Beaucoup de chemin à faire pour devenir la Fin elle-même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-4420556430368428941?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/4420556430368428941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=4420556430368428941&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/4420556430368428941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/4420556430368428941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/bribes-de-souvenirs.html' title='Bribes de souvenirs (Bartleby 3.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-7103913102393462229</id><published>2009-08-07T21:05:00.008-04:00</published><updated>2010-05-16T18:48:25.765-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bartleby'/><title type='text'>Où on se souvient de Bartleby (Bartleby 2.0)</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span"  style="  white-space: pre-wrap; font-family:-webkit-monospace;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;«Beaucoup de choses échappent à votre regard», dit l'homme se tenant dans l'embrasure de la porte. Il fixait le sol, pensif.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="  white-space: pre-wrap; font-family:-webkit-monospace;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:medium;"&gt;«C'est possible. Mais même en supposant que vous ''voyez'' ces choses qui nous échappent à tous, vous ne seriez pas au dessus des règles qui nous sont imposées. Cela ne ferait pas de vous quelqu'un de meilleur ou de pire que vos pairs, ici. Votre égocentrisme démesuré nuit à nos projets, et vos initiatives personnelles sont d'une répugnance qui dépasse l'entendement», répondit son interlocuteur, autoritaire. La lumière d'un blanc immaculé qui irradiait la pièce donnait à la scène un aspect divin, grandiose.&lt;br /&gt;«Vous devez partir. Vous ne pouvez être qu'un frein pour vos collègues et vous finirez probablement par vous détruire. Ou vous passerez le reste de votre existence derrière les barreaux. Je vous souhaite sincèrement de trouver de l'aide et de guérir. Toutefois, vous devrez le faire hors de ces lieux.» L'homme dans la porte leva alors la tête, jetant à son homologue un regard glacial, ses yeux minuscules laissant entrevoir la haine cachée derrière. L'air devint perceptiblement plus lourd.&lt;br /&gt;«Soit. J'irai traiter mes faiblesses dans d'autres endroits», rétorqua ce dernier, menaçant.&lt;br /&gt;«Mais ne soyez pas surpris si le remède à mes maux implique une sérieuse détérioration de votre qualité de vie, ainsi que de celle de vos comparses aveugles. Vous ne pouvez pas comprendre la nature de ce que j'accomplirai bientôt.» L'homme franchit la porte, laissant la pièce silencieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et beaucoup moins inquiétante. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-7103913102393462229?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/7103913102393462229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=7103913102393462229&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/7103913102393462229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/7103913102393462229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/beaucoup-de-choses-echappent-votre.html' title='Où on se souvient de Bartleby (Bartleby 2.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-5621591838809031626.post-5990894182039743890</id><published>2009-08-07T20:40:00.008-04:00</published><updated>2010-05-16T18:48:13.070-04:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pensées'/><title type='text'>En marche, lentement (Bartleby 1.0)</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;J'ai mis les pieds dans quelque chose de tellement grand, de tellement majestueux que je n'arrive pas à penser clairement. On dit de moi que je suis un génie. Cette appelation me va, car je me sais moi-même capable de bien mieux que les balbutiement cognitifs et perceptionnels attribuables à mes frères attardés. Cela ne m'est d'aucune aide à présent. Je me lance dans quelque chose que personne ne peut comprendre, pour voyager vers quelque chose que je ne comprends pas davantage. C'est effrayant. Non, que dis-je, c'est &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt;terriblement&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102);"&gt; effrayant...et excitant. Je suis différent, unique. A travers mes incertitudes, je crois au moins en cela. Je marche sur une voie qui n'a été tracée que pour moi. Une route droite et déserte, s'étendant à perte de vue, se perdant dans un horizon plus lointain que la distance elle même. Il m'est impossible d'en imaginer la fin, et ce qui s'y trouve échappe à ma compréhension des choses, aussi vaste soit-elle. Cela est d'une beauté qui me laisse sans mots, d'une beauté tellement abstraite, tellement au delà de ce que je puis exprimer, qu'il me faudrait inventer un tout nouveau concept pour la décrire. Advenant que je réussisse un tel exploit, ce concept serait d'une abstraction telle que je ne pourrais pas le comprendre. Ridicule! Mes pensées s'embrouillent devant la majesté de l'inconnu, au bout du chemin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 102, 102); font-style: italic; "&gt;Tellement loin...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/5621591838809031626-5990894182039743890?l=usinesilencieuse.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/feeds/5990894182039743890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=5621591838809031626&amp;postID=5990894182039743890&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5990894182039743890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/5621591838809031626/posts/default/5990894182039743890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://usinesilencieuse.blogspot.com/2009/08/en-marche-lentement.html' title='En marche, lentement (Bartleby 1.0)'/><author><name>Bruno Parenteau</name><uri>http://www.blogger.com/profile/14686868959710971911</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
